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J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire à cause des graphismes. Mais je dois bien avouer qu'après quelques pages, je commençais déjà à sourire, puis à rire. On ne peut pas nier le talent comique de Mawil. Et avec le recul, les graphismes collent bien à l'ambiance générale de la bd.
C'est un bel hommage que ce "Lucky Luke se recycle".
pascale Bouchié nous livre ici un album très satisfaisant, qui reprend, avec l'appui de Louis Allloing dans un dessin très maîtrisé, les codes des Blake et Mortimer. Un des meilleurs albums de la série.
Pascale Bouchié prend les manettes au scénario, ce qui produit un album bien plus satisfaisant que le précédent. Alloing reste au dessin. Cette histoire de maquisards est tout à fait adaptée au jeune public auquel se destine cette série.
Après avoir laissé Philippe Poirier au scénario nous concocter deux très bons albums, Yves Pommaux reprend la main sur la série pour un album en retrait. Je persiste à penser qu'Yves Pommaux est un scénariste peu talentueux.
Philippe Poirier et louis Alloing nous concoctent ici ce qui est probablement le plus tintinesque et l'un des meilleurs album de la série (avec le tome 22), fidèle à ce qui en fait la substance. La collaboration du scénariste et du dessinateur est sans faille sur ce tome.
Philippe poirier remplace Pommaux au scénario, et la qualité de cet histoire s'en ressent sensiblement. Même si on reste sur un registre assez intimiste, on retrouve enfin une qualité et une unité de style entre le dessin et le scenario que l'on n'avait pas revu depuis le tome 8.
Louis Alloing remplace Philippe Masson au dessin. On hésite entre s'en réjouir et le déplorer. On gagne en finesse, mais on perd en fluidité. les personnages sont quasi statiques, et comme le scénario est très passable, il en résulte un album très dispensable.
Chute brutale de qualité scénaristique dans cet album très verbeux sur un thème mêlant art moderne et quête des origines pour Marion. Je doute que cet album intéresse la cible habituelle du périodique Astrapi (7-11 ans).
Un album avec beaucoup de textes écolos un peu indigestes, qui viennent gâcher un scénario sans originalité mais amusant. Le dessin de Philippe Masson est très approximatif.
Une demi-douzaine d'histoires courtes dans cet album d'un ntérêt très limité, sauf pour les collectionneurs.
Depuis la reprise du dessin par Philippe Masson, la ligne "claire" s'est défavorablement épaissie et noircie. Que le scénario est passable, comme c'est le cas ici, il en résulte un album très dispensable.
Yvan Pommaux nous emmène en Afrique sur la piste de trafiquants d'ivoire. L'histoire est adaptée à un jeune public ; le dessin de Philippe Masson n'est pas des plus jolis mais plus en harmonie avec le ton général de l'album que précédemment.
Après trois bons albums, Pommaux confie le dessin à Philippe Masson, et le résultat est très médiocre : la "ligne claire" redevient empâtée et sombre comme dans les premiers albums de la série. Quant au scénario, il est est très oubliable.
Il faut attendre ce sixième tome pour que la série atteigne enfin un niveau de qualité acceptable (le style est moins empâté, le trait plus affirmé) et un scénario quelque peu plaisant.
Remarque préalable :
La série Marion Duval est une série TRÈS INÉGALE.
Les premiers tomes sont loin d'être les meilleurs et le lecteur sera avisé de ne pas se fier aux premiers albums, susceptibles de le décourager.
La série stagne très longtemps, en dents de scie, et s'améliore très brusquement, vers ses sommets avec le tome 18, et surtout 22 et suivants, avant de s'effondrer de nouveau avec le tome 26.
Une dizaine d'albums sur les 29 parus à ce jour sont tout simplement d'une qualité graphique ou scénaristique (souvent les deux) à fuir, et une dizaine d'autres très passables.
En ce qui concerne ce premier tome :
Une aventure tintinesque en ligne clair (quoique parfois ombrée à coup de hachures), mais on est loin du compte, tant sur le dessin (très grossier) que sur le découpage (lent et inefficace) et les dialogues (plutôt soporifiques et souvent inutile - "Bon, plan d'encerclement 17 bis" sérieusement ??).
J' n'ai jamais pu accrocher à cette série amis dans ce 29e tome, qui apparemment clôt la série (c'est du moins ce que laisse entendre son auteur), on tombe dans des abîmes de verbiage sur l'art moderne et les origines de Marion, en réponse à des questions laissées en suspens au tome 14 ...
Impossible de tout lire, j'ai dû capituler.
Un album assez moyen. L'histoire se ralentit et souffre de lenteurs. Les dessins sont assez inégaux, oscillants entre le moyen et le très bon. Mais l'envie de poursuivre la lecture reste présente.
Le cadre est celui d'un pays d'Amérique du Sud imaginaire à la fin du XIXème siècle en proie à une nouvelle révolution avec des coups d'état et une guerre civile. Il faut dire que c'était malheureusement le cas de beaucoup d'états d'Amérique centrale et du Sud dont les gouvernements étaient fort instables.
On va suivre notre homme Nostromo, marin génois, qui se retrouve mêlé au destin de ce pays en se mettant à la disposition des plus riches contre les pauvres insurgés. Il faut dire que les choix qu'ils opèrent ne sont pas partagés par son entourage. Ils ont sans doute raison mais la cause semble plus fort pour le retenir.
J'ai bien aimé le dessin tout en aquarelle qui nous transporte véritablement dans un univers de révolution de pays d'Amérique latine sur fond de trésor à cacher pour ne pas qu'il tombe dans les mains de l'ennemi. La mise en page est heureusement assez dynamique pour nous entraîner dans cette aventure aux accents parfois politico-économique.
Visiblement, il s'agit d'un diptyque qu'il faudra suivre pour avoir toute l'aventure complète qui est tiré d'un roman assez méconnu de l'anglo-saxon Joseph Conrad pour les littéraires qui connaissent son œuvre.
Nostromo est le nom du vaisseau dans le premier Alien. C'est aussi le nom de ce capitaine aventurier dont on pourra suivre avec un certain plaisir son périple dans le second et dernier tome.
Que dire de cette série hormis que je l’adore et que chaque album procure un plaisir extrême ?
C’est une série faite par des amoureux des BD pour des amoureux de la BD.
Les scenarii ont des tons assez graves, ce n’est pas du tout guilleret et tout rose, pas du tout même, les fins ne sont pas toutes des happy end.
On voit aussi les héros évoluer, grandir, se développer au fil des albums, et leur background se révèle petit à petit. C’est très plaisant de mêler leurs histoires à celles des thèmes de chaque album autour du monde de la BD.
Tout est très soigné et très réfléchi. Un must have. Hâte de lire le prochain album !
Quelques mois après l'aventure du précédent volume, Eric va croiser la route de plusieurs navires de guerre et essaiera d'en apprendre plus sur leur mission... Comme souvent, un scénario dense et riche en rebondissements. Une réussite !
Je suis très certainement passé à côté de quelque chose.
C'est le premier Génie des Alpages que je lis et je suis resté...sans le moindre avis.
Je n'ai sans doute pas saisi l'humour.
Un ouvrage scientifique ? une BD ? Un peu des deux pour être honnête et peu importe, en fin de compte, puisque ce livre traite des enjeux du changement climatique avec beaucoup de pragmatisme et de pédagogie tout en restant passionnant.
J’avais une image assez « politique » du GIEC et je dois bien le reconnaître finalement, une méconnaissance des enjeux climatiques que j’ai grandement comblé en dévorant cet ouvrage. Dévoré, c’est le mot qui me vient en refermant cet album, qui, malgré un sujet dense, m’a littéralement scotché des toutes premières pages aux toutes dernières grâce à un scénario bien pensé et un dessin qui aère le propos.
Une vulgarisation réussit au service de toute à chacun puisque ces enjeux concernent absolument tout le monde et qu’il est indispensable de se les approprier pour mieux les appréhender.
Un grand bravo aux auteurs pour cette excellente bande dessinée à mettre entre toutes les mains.
"Tchatchette" suit la direction de "Isabelle" avec une partie relevant du fantastique. Ici, il est question de sorcellerie et de mauvais sorts. Parsemé d'histoires courtes, l’intérêt pour ce tome est moindre, d'autant plus avec des fins de récits qui finissent en eau de boudin. Même, je cherche le lien avec le reste de la série "Mémoire des arbres" tellement l'approche est différente, hormis "Isabelle" qui se rapproche du même genre.
Le dessin est correct, même si le trait est plutôt figé et la couleur en quadrichromie donne un ensemble fade. Ce tome étant sortie initialement en 1982, il est quand même intéressant de constater les effets de style et de forme que Servais utilisait déjà : illustration en page complète avec des cases mêlant souvenirs et émotions, les éléments souvent organiques qui dépassent de la case pour se présenter en avant plan. Cela donne la signature de l'auteur, bien que le tome 1 "La hache et le fusil" soit sortie 12 ans plus tard.
"Isabelle" fait partie de la série "La Mémoire des arbres" bien que sorti avant le 1er tome "La hache et le fusil" dans une autre édition (Histoires et Légendes - Éditions du Lombard). Cela se ressent sur deux points, tout d'abord la couleur en quadrichromie qui n'apporte pas la qualité de mise en couleur de Raives (Guy Servais) des cycles précédents. D'autres part, l'approche fantastique du récit différencie ce tome des autres. Cela permet, entre autre de rompre le récit très "classique" de l'histoire insufflé au départ, mais sans rentrer dans par exemple dans la puissance du réputé : "Le grand pouvoir du Chninkel" de Van Hamme et Rosinski.
Ainsi, il est ressort une œuvre poétique mais qui n'exprime qu'assez peu le ressenti des personnages (hormis l'amour inconditionnel de Quentin et Isabelle, l'un pour l'autre).
Avec un graphisme toujours impeccable et détaillé, "La lettre froissée" continue de surprendre, les paysages de campagne laissent la place à la ville, aux bâtiments, école et autres infrastructures. Et j'y retrouve la même beauté de forme que les diptyques précédents ("Les seins de café", "La belle coquetière").
Dans les œuvres de Servais, il y a toujours une femme qui bouleverse le récit. Ici, il s'agit de Pauline, une bourrelle des cœurs. Sur fond d'occupation, il est question ici d'enfants, de guerre et de juifs. Même si c'est bien amené, ce cycle est d'un intérêt moindre me concernant pour le scénario qui n’empêche pas d'apprécier l'ambiance générale et l’esthétique qui découle de l’œuvre, d'une grande qualité.
Dans la lignée du cycle précédent, "La Belle Coquetière" est en tout point de vue remarquable. La beauté des graphismes fait beaucoup, les compositions sont très réussis, Servais se plait cette fois à réaliser des grandes illustrations sur une page, évoquant des moments forts en intensité ou en souvenirs. Les paysages et l'ambiance de la campagne sont omniprésents, la mise en couleurs de Raives sublime complétement le dessin de Jean-Claude Servais.
Les personnages sont attachants avec une vraie force de proposition, à commencer par "La Belle Coquetière" nommée Angèle elle-même, incarnation de la liberté, de force et de sensualité, mais aussi les personnages que celle-ci croise sur son chemin. Le récit est menée d'une main de maitre pour voguer de planche en planche et de surprise en surprise.
Ce dytique est d'une qualité indéniable et reste le plus réussi de la série, graphiquement et narrativement à mon gout.
si les dessins sont nickel-chrome, on finit par se lasser un peu des aventures de Buck Danny, l'histoire est du réchauffé de chez réchauffé, des incohérences majeures, exemple : ils cherchent et trouvent une tête de missile soviétique en patrouillant le long des plages australiennes (on ne saura jamais comment un missile sensé abattre un satellite a pu laisser sa tête sur la plage, et puis à ce jeu là on a plus de chance de gagner 10 fois de suite au loto) bref un scénario qui s'épuise, des personnages qui ont perdu leur naturel, on a du mal à accrocher, sinon oui, le dessin est toujours top, alors un petit 3/5 parceque c'est Buck, on achètera la suite, mais ça peut attendre
Avec Jarry au scenario, on peut être tranquille .. il va nous emmener ou il veut ... et on va suivre ! En plus , le dessin est vraiment top. Alors oui , nous sommes à nouveau dans la SF post apocalyptique .. mais c'est ici que les meilleures histoires prennent forme, pour notre plus grand plaisir !! A voir si cela se confirme dans le T2.
Depuis le T1 je suis tenu en haleine par cette série aux rebondissements multiples. Un beau dessin, des dialogues qui tiennent la route, une héroïne séduisante, un scenario bien varié, (cette fois, son vaisseau qui d'habitude est très présent, ne sert pas à grand chose), je retrouve un peu le contexte de Pelisse et de Bragon (La quête ..) , et cela n'est pas pour me déplaire !!
Barbe Rouge vole à la rescousse de son fils Éric, mais tout ne se déroule pas comme prévu... Une fois de plus, le récit est maîtrisé du début à la fin d'une manière exceptionnelle. Un album de très grande qualité !
Ce nouveau Buck Danny est un bon cru !
Le scénario est bien travaillé.
Le découpage style zapping est un peu trop marqué par moment.
On suit principalement deux actions différentes se déroulant simultanément, avec parfois seulement une demi-planche de va-et-vient, mais la lecture reste fluide et agréable.
Beaucoup de scènes aériennes qui font plaisir.
Le début de l'album m'a fait un peu peur avec toutes les petites notes de bas de page, mais heureusement, cela s'éclaircit grandement par la suite.
Le dessin est très réussi concernant les avions, porte-avions, hélicoptères et compagnie.
Philippe est déjà très à l'aise.
Mon principal regret reste la mise en couleurs qui donne un aspect très informatique, là où la série par le passé était peut-être moins réaliste, mais plus chaleureuse.
A suivre !
C'est presque par hasard que j'ai découvert cette bande-dessinée. En la feuilletant, j'ai retrouvé mes souvenirs quand je lisais ces western en petit format et en noir& blanc. J'ai donc rapidement cédé , et j'avoue avoir bien fait.
Les éditons Paquet ont eu en effet la très bonne idée de rééditer cette saga illustrée et surtout dirigée par Gino d'Antonio, auteur que j'ai découvert à cette occasion.
Malgré ses près de 310 pages, j'ai lu ce premier volume d'une traite. C'est passionnant et surtout prenant.Même si parfois les personnages sont caricaturaux,je me suis laissé embarqué dans les aventures de Brett Mac Donald. Pour les plus vieux d'entre-nous, il vous rappellera sans nul doute la série éponyme de la fin des années 70 " la conquête de l'Ouest" avec le fameux Zébulon, qui retraçait les aventures de la famille des Macahan.
Pour les cinéphiles, l'esprit du film "la conquête de l'Ouest" de John Ford et compagnie (pas un de ses meilleurs) est bien présent dans cette série.
Les dessins de Gino d'Antonio et des autres dessinateurs sont parfaits, et j'ai songé, parfois en tournant les pages, à cette série que j'achetais, et que j'ai pieusement conservé, lorsque j'étais enfant "l'histoire du Far-West en bande dessinée Larousse".
En découvrant la préface, j'ai noté que cette saga qui compte près de 75 épisodes ( cette présente intégrale regroupe les trois premiers épisodes) a connu pas mal de soubresauts dans l'histoire de son édition.
Espérons que les éditions Paquet puissent aller au bout de cette aventure éditoriale qui devrait compter plus de vingt volumes.
En tout cas, le format choisi, et la mise en couleur font de cette intégrale une de mes meilleures découvertes du patrimoine éditorial de la bande dessinée.
A redécouvrir d'urgence.
Un album qui se laisse lire.
Dessins du Sieur Juillard toujours aussi bons.Textes, et structures conformes à la série mère
Mais côté scénario ce n'est pas convainquant
C'est intéressant d'un point de vue historique. Le dessin est réussi, il me rappelle Didier Savard. J'ai passé un bon moment.
Recueil de dessins de Vince avec des Pin-Up plus ou moins déshabillées et sur des supports des plus variés comme des enveloppes
Avec cet adolescent qui part en quête de son père disparu sans prévenir, nous découvrons son monde de petites gens et de travailleurs de la lagune, puis l'emprise discrète mais généralisée de la mafia. Un scénario riche, combinants portraits et action, sans clichés ni violence gratuite. Un dessin de qualité qui donne toute sa place à l'ambiance d'une lagune. Du bel ouvrage.
Avec cet album, Bastien Vivès nous offre une aventure digne des bons films de série B. Cela va très vite, à peine fait-on la connaissance de Sophie et de Quentin, que nous sommes plongés dans une aventure qui va vite les dépasser . Dans la verve d'"A la poursuite du diamant vert", les dialogues sont bien ciselés, les situations s'enchainent à un rythme effréné , bref je ne mes suis pas ennuyé une seconde à la lecture de ce premier volume d'une histoire qui en comptera deux, je crois.
Et les amateurs de bd savoureront les références aux collectionneurs d'éditions originales, et le dédain de Sophie pour les bandes dessinées.
Le dessin de Vivès est plus fouillé qu'à l’accoutumée , et j'ai bien apprécié la mise en couleur, assez inhabituelle chez lui, tout comme le format de 48 pages.
J'ai hâte de savoir ce que Bastien Vivès nous réserve pour la suite.
Bien que le sujet était loin d’éveiller un intérêt de ma part de prime abord, l’auteur navigue entre ses problèmes de racines capillaires et le fait d’assumer ses origines. La narration permet de suivre avec intérêt chaque page en apprenant beaucoup sur la tradition capillaire mais aussi sur l’ethnologie en passant par les angoisses de la dysmorphophobie. Vous pouvez l’acheter les yeux fermés.
J'ai mis une notation autant pour l'édition que pour l'histoire.
4/5 Le scénario est plutôt sympa et réussi, même si la fin est vraiment abrupte.
Il était promis à une suite mais la disparition du dessinateur André Beautemps en a décidé autrement.
Le dessin est vraiment une réussite, vers la fin un gros plan du héros est superbe.
Je ne suis pas ennuyé un instant, si ce n'est cette fin brutale.
2/5 Concernant l'édition, c'était une excellente idée de proposer une réédition avec les fac-similés non retouchés et nettoyés.
Je pense cependant que pour le prix de 35€, un papier mat aurait franchement fait de ce livre un collector, le papier satiné/brillant choisi n'est pas à la hauteur du projet.
Je pense aussi (mais là c'est une préférence très personnelle) qu'il aurait pu être au format italien. Les planches ont d'ailleurs été dessinées dans ce format.
Voilà la suite de mon manga thriller du moment que je suis avec une certaine assiduité tant il me paraît assez captivant dans son développement pour le moins inattendu.
Le début commence par l'interrogatoire assez angoissant où finalement le meurtrier Sangwoo va s'en sortir contre toute attente malgré la détermination de l'agent Seungbae Yang. Comme ce dernier a commis certaines erreurs de formes dans la procédure, le coupable va s'en sortir à très bon compte.
Si seulement le pauvre Bum pouvait le dénoncer puisqu'il a véritablement une occasion en or. On comprend bien qu'il est pris dans un autre engrenage infernal qui va au-delà de ce qu'on pourrait imaginer. Il est véritablement sous l'emprise malsaine du meurtrier en éprouvant de véritables sentiments pour lui. Est-ce le syndrome de Stockholm ? Cela y ressemble en tous les cas.
Je n'ai pas trop aimé la sous-intrigue avec l'oncle incestueux qui refait surface et qui alourdit inutilement ce thriller. On devine néanmoins que cela va mal se terminer pour lui à chercher trop le contact avec son frêle neveu.
Le découpage et la mise en page sont quant à eux fort bien réalisés, avec beaucoup de maîtrise. Rien à redire non plus sur la qualité du dessin dont les traits sont d'une précision remarquable.
On va poursuivre car on a hâte de voir le dénouement. Fascination et désir s’entremêlent un peu à la manière d'«In these Words» mais avec un tout petit cran en-dessous. Cela reste une bonne série assez originale par le concept et qui sort franchement des sentiers battus.
Il y a des albums qui, dès les premières pages, donnent immédiatement l’impression d’être des futurs classiques. Islander en fait partie.
Grâce à un storytelling digne des meilleures séries télé, le lecteur est happé dans une histoire intense et anxiogène, se développant sur plusieurs ars narratifs. Le scenario s’inspire de la théorie de la collapsologie, ou effondrement global de la civilisation, mais très peu d’éléments de contexte sont fournis. Sans que le lecteur ne sache quels évènements se sont produits, la population européenne se trouve en situation d’exode massif. Des milliers de réfugiés se massent dans des camps de rétention en attendant un hypothétique départ pour les terres d’accueil du nord. Au terme de nombreuses péripéties, un petit groupe hétéroclite parti du Havre, va se retrouver en Islande où l’un des membres veut y lancer le mystérieux projet « Islander ». L’île, en proie à une xénophobie radicale, s’est scindée en deux états et réserve un sort funeste aux migrants. Ceux qui sont attrapés sont envoyés dans le camp des refoulés, abominable prison à ciel ouvert, où l’espérance de vie est un concept abstrait.
Ce récit est déjà alléchant en soi mais dessiné par Corentin Rouge, il prend une tout autre dimension. Dans un style réaliste précis et détaillé, le dessinateur arrive à créer un univers visuel éblouissant. Aucun défaut, chaque planche est un cadeau pour les yeux.
L’écriture n’est toutefois pas parfaite. En étant centrée sur l’action, l’histoire laisse assez peu de place aux personnages. Arrivé à la fin de l’album, on se rend compte qu’on ne les connait pratiquement pas et qu’on ne sait toujours rien sur eux. C’est dommage. J’attends pour la suite plus de psychologie à leur sujet, car à ce stade il est difficile de se projeter en eux. Sans compter que Liam, qui tient le premier rôle, est pour l’instant bien peu sympathique et peu charismatique.
Deuxième défaut : des facilités scénaristiques dans le déroulement des faits (la fuite de Liam et les personnes sur qui il tombe comme par hasard) m’ont fait froncer les sourcils. La raison est simple : le traitement extrêmement réaliste voulu par les auteurs crée des attentes en termes de crédibilité. Autrement dit, dans un contexte réel, on s’attend à ce que tout soit plausible. Or, sur ce plan, il ne faut pas être trop regardant et se rappeler qu’Islander reste une pure fiction dont certaines ficelles peuvent se voir.
Il faut le savoir, mais cela ne gâche ni la lecture, ni la qualité de l’ensemble.
Une grande série vient peut-être de naitre… vivement la suite !
Tout ce qui m’avait manqué dans le précédent tome revient en force dans ce 14ème chapitre. Il y flotte enfin ce doux parfum de manigance qui fait tout l’intérêt des 5 Terres.
L’enchainement de combats bourrins qui avait entamé le 3ème cycle, laisse ici place à des dialogues subtils qui permettent aux personnages de révéler leur profondeur, leurs failles et leurs histoires personnelles.
Fruit d’une écriture fluide, cette dimension psychologique est amenée tout naturellement dans le fil de l’histoire, sans forcer le trait et sans nuire à l’action.
En prenant de l’épaisseur, chaque acteur peut potentiellement devenir essentiel à un scenario qui se complexifie peu à peu. De nouveaux enjeux émergent et l’on devine déjà que destin des Ours est plus fragile qu’il n’y parait et peut basculer à tout moment.
Cet excellent récit est servi par un dessin époustouflant. Jérôme Lereculey aura rarement mis autant de richesse et de densité dans son trait. Les paysages d’Arnor sont absolument magnifiques, les décors et ambiances de pluie aussi. Mais c’est surtout au niveau du chara-design que le talent de l’artiste s’exprime : les expressions des visages, les costumes, les accessoires, sont tous incroyables. Alors même que des dizaines de personnages sont en scène, le lecteur n’est jamais perdu et vit les évènements au plus près, grâce à des cadrages et des mouvements ultra efficaces. Une véritable prouesse graphique.
Si l’on rajoute le retour des annexes, dont j’avais déploré l’absence à l’épisode précédent, on obtient un tome flamboyant qui lance le monde d’Arnor au cœur de la saga 5 Terres.
Qui dit encore que la période Fournier chez Spirou est une mauvaise période? "Tora Torapa" prouve le contraire incontestablement.
Car cet album est généreux en tout. Les gags sont nombreux et visuels, les rebondissements s'enchainent et, sincèrement, tous sont logiques et bien menés, l'histoire va bon train sans s'essouffler une seconde. Est ce que c'est conventionnel? Plutôt, en effet. Mais Fournier sait utiliser l'univers et la chartre "Spirou" pour construire une sacré chouette histoire.
J'ai même la sensation d'une évolution chez Zorglub et la satisfaction de la création d'un personnage féminin plutôt forte.
Le tout dans un dessin qui, moi, désormais me ravit. Bien sur qu'il y a du Franquin chez Fournier, mais, ici, il y a surtout du Fournier qui s'inspire de Franquin. Et cela lui va bien. J'aime son dessin qui exagère le poil hirsute, qui ne donne plus dans la moindre ligne droite, qui s'amuse à être anar dans des gaufriers, plus modernisés, qui se disposent avant tout, pour la vitesse de lecture et la pertinence du gag. Fournier, visuellement, est un vrai plaisir des yeux!
Fournier, for ever!
C’est un cran au-dessus du dernier tome de la série. Probablement grâce aux dessins de Stedo. Ça reste totalement passable.
Un album exceptionnel ! Probablement la meilleure aventure depuis le début de la série. Les espagnols, agacés des assauts de Barbe Rouge dans les Caraïbes, vont mettre en place un piège pour capturer son fils.
Un nouvel album consacré à Éric où les rebondissements tiendront le lecteur en haleine jusqu'au bout. Du très bon Charlier!
Bien qu’il reste préférable d’avoir lu au préalable The Killing Joke et Un deuil dans la famille pour apprécier pleinement cet album – aussi, ne serait-ce que pour sa propre culture –, cette histoire saugrenue de trois supposés Jokers peut parfaitement se lire de manière indépendante. Une petite introduction et quelques flash-backs nous rappellent quel lien ont Barbara Gordon (Batgirl) et Jason Todd (Red Hood) avec le Joker et cela suffit tant le scénario de Geoff Johns est mince (Batman: Three Jokers 2020, #1-3).
Certes, c’est très joli, très sombre et encré comme je l’aime chez Batman, le dessin de Jason Fabok est superbe et son gaufrier de neuf cases quasi régulier lui donne un style certain qui rappellera le travail d’Alan Moore ci-dessus (et que l’on retrouve aussi régulièrement chez Tom King). Mais c’est aussi très contemplatif et très découpé. Ce découpage et le peu de dialogues ou de récitatifs à lire m’ont donné cette impression d’avancer au ralenti ; comme si l’on avait inutilement étiré une idée finalement assez simple.
Dans la saga Batman Metal, Scott Snyder nous avait démontré que l’on pouvait jokeriser à peu près n’importe qui et n’importe quoi sans grandes conséquences. Et bien la même recette est appliquée ici pour expliquer les multiples personnalités du Joker. Depuis 1940, le personnage est passé entre les mains de bon nombre d’auteurs et a ainsi développé des caractères différents au fil du temps. Cette histoire s’efforce d’y donner une justification qui ne me paraissait pas des plus nécessaire. Bref, ce n’est pas mauvais, ça a au moins donné une belle scène finale entre Batman et une vieille connaissance de ce dernier mais cela reste un pétard mouillé comme le Joker semble lui-même s’en amuser.
Dans ce premier tome, Imbattable se démarque par sa capacité à manipuler l’espace-temps des cases pour résoudre des situations absurdes.
L’album regorge d’idées visuelles brillantes, bien que son absence de trame globale puisse laisser certains lecteurs sur leur faim.
Le dessin en ligne claire renforce l’efficacité des gags, offrant une expérience unique en son genre.
Lire la critique complète :
https://www.alphabulle.fr/imbattable-1-justice-et-legumes-frais/
Voici le 4ème tome des aventures de la célèbre espionne Kathy Austin dans son pays natal à savoir l'Ecosse. La pauvre est aux prises avec des visions étranges où elle voit des polyèdres sur les chemins de campagne de son pays après quand même avoir vu un horrible cadavre encastré dans le mur d'une église. C'est dingue que personne ne la croit !
Il faut dire que notre espionne bien-aimée n'est pas au début de ses aventures étranges qui l'ont emmené sur tous les continents. On a déjà eu notre dose d'extra-terrestres. Certains pourront dire que c'est sans doute le cycle de trop. Cependant, et c'est bien la première fois, il y a un développement un peu plus poussé avec cette rencontre d'un amour de jeunesse de Kathy. Y-a t'il de la place pour autre chose que l'aventure et les intrigues policières ?
La mise en image est plutôt réussie avec un trait maîtrisé et lisible du dessinateur Belge Bertrand Marchal au service du scénario concocté par le couple Léo et Rodolphe dans ce thriller de science-fiction. A noter que depuis « Namibia » (cycle 2), il n'a pas arrêté de collaborer avec ce duo d'auteurs.
Nous aurons droit à une couverture à dominante vert foncé pour une plongée dans un lac des Highlands à la recherche d'un mystérieux artefact. On reconnaît d'un premier coup d’œil tout l'univers de Léo.
Au final, c'est juste un tome de transition avant le final de ce cycle avec une montée progressive de la tension. Il n'y aura rien de vraiment extraordinaire mise à part des cadavres supplémentaires qui s'accumulent dans le quotidien ordinaire de la fringante Kathy Austin.
Le deuxième cycle prend fin avec cet album qui contient son lot de surprises et surtout de mésaventures ! Bien que cela reste une excellente BD, elle est peut être un peu en dessous du volume précédent, qui avait mis la barre bien haute.
Un superbe cycle !
Le point fort de cet album, c'est une vision non-misérabiliste de la préhistoire. La plupart des séries sur le sujet sont dans les tons blanchâtres, sépia ou gris, dans des décors désolés ou boueux, ce qui est parfaitement ridicule. Ici, le ciel est bleu, clair, gris, nuageux, blanc, neigeux selon les saisons, le sol est fleuri au printemps, l'humeur joyeuse l'été, les tribus ne passent pas 90 % de leur temps à la guerre ou dans l'esclavage. On se rapproche beaucoup de l'univers des "Enfants de la terre" de Jean Auel.
C'est d'ailleurs paradoxalement le point faible de l'histoire : l'univers présenté est très spirituel, et la spiritualité chamanique exposée, si elle est plausible, n'a rien de certaine historiquement. Rien n'atteste du caractère religieux des peintures rupestres, et par conséquent, un scénario plus axé sur la vie quotidienne, attestée par l'archéologie, et moins sur la spiritualité supposée de l'époque, aurait produit un ouvrage plus équilibré et plus intéressant, à mon humble avis.
Le propos est clair, didactique sans être lourd, et réaliste sans exagération dans le gore, donc adapté à un public jeune (dès 15 ou 16 ans). On regrettera la rareté des cartes, qui empêche parfois de bien saisir les mouvements des troupes. Mais c'est un défaut mineur pour ce qui constitue une très bonne série sur ce sujet. Opération Overlord s'adresse à un public nettement plus adulte, avec une narration moins intuitive, et une image plus violente et plus érotique par endroits.
Comme tout bon génie qui se respecte, Franquin ne l'a pas été toute sa vie. Il a appris d'abord, il a bossé, buriné, ciselé son style pendant de longues années. Il a même payé le prix pour cela avec de gros burn out.
Ici le gaufrier est d'un classicisme studieux et l'on sent que ces 2 histoires (car c'est plutôt 2 aventures dans cet album liés l'un à l'autre assez habilement) sont à épisodes dans le journal Spirou. Puisqu'il y a plein de petits cliffhangers en bout de planche.
Franquin, dans son dessin, est quand même déjà assez incroyable. L'opus est tout en mouvement, clarté, lumières. Tous les personnages sont habiles dans leurs représentations et les décors posent, minimalistes, le cadre avec clarté. La publication de ce tome fut en 1951 et pourtant le plaisir reste considérable en 2024.
Et puis il y a le scénario. Classique dans son fond mais fourmillant de petites trouvailles exquises et drôles qui seront les bases fondamentales de l'univers Spirou. Le fou savant de la haute société, le maire en langue de bois, les champignons et leurs facétieux effets secondaires, les français moyens ( plutôt belges d'ailleurs et pas si moyen que ça), les animaux iconoclastes, les leçons d'humanisme que, déjà, Franquin instille et ces notions de mouvements perpétuels et de temps morts inexistant.
Et je trouve étonnant que le scénario ai été fait par le frère de Jijé car si tout l'univers de Spirou y est, tout l'univers de Franquin aussi.
Et si cet album en 2024 est vraiment agréable à lire (rappelons nous que nous avons tous les codes du monde de Franquin), rappelons nous qu'en 1951, les lecteurs de l'époque étaient vierges. Et, je pense, que ça a dut être une vrai petite claque de fraicheur, de drôlerie et de talent à l'état brut que la lecture, dans son magasine préférée hebdomadaire, de cette aventure là.
On peut dire qu'actuellement la mer subit un vaste pillage de la part des Etats. Dernièrement, un homme qui a sauvé des milliers de baleine a été enfermé en prison au Groenland par le gouvernement danois suite à une demande d'extradition du Japon, pays très connu pour son pillage systématique des mers. Je me suis réjouis pour sa libération méritée.
Excusez-moi, mais même si je suis un juriste émérite respectueux du droit international, je considère le militant écologiste Paul Watson comme un véritable héros des temps modernes. Il y a des combats qui sont nobles et qu'il faut mener pour sauver la planète.
Pour rappel, le Japon accuse le militant écologiste d'être co-responsable de dommages et blessures survenus à bord d'un navire baleinier nippon en 2010 dans le cadre d'une campagne menée par Sea Shepherd.
Evidemment, un titre de BD documentaire comme « Pillages » ne pouvait qu'attirer mon attention. Je ne suis en effet pas favorable à la destruction des océans et de la nature même si je ne suis pas du tout un écologiste. C'est dit.
Fondée en 1977 par le capitaine Paul Watson, Sea Shepherd est l'ONG de défense des océans la plus combative au monde. Elle est vouée à la protection des écosystèmes marins et de la biodiversité. Elle est particulièrement engagée dans la lutte contre la pêche illégale notamment la chasse à la baleine ou le massacre des phoques et des dauphins.
Les menaces qui planent sur nos océans sont de nature différente : surpêche, pollution, changement climatique, espèces invasives et destruction des habitats. Or, la mer procure une multitude de bienfaits à la planète que cela soit pour l'oxygène produite, le climat ou encore l'alimentation pour ne citer que ces 3 exemples marquants. Bref, il convient de la protéger.
La scène du début de cet ouvrage est fort intéressante pour voir comment les chinois s'y prennent avec les africains pour piller leurs rivages. Ils ont chassé les européens pour les remplacer par de nouveaux colonisateurs en étant très sensible à leurs paquets d'argent. C'est franchement pathétique mais cela traduit malheureusement la triste réalité de ce phénomène de masse.
A chaque chapitre, on a droit à un récit différent afin de nous montrer les différentes situations en lien avec ce pillage de mers et comprendre la mécanique de ce système implacable. Ainsi que le second chapitre qui se concentre sur les 130.000 pêcheurs esclaves dans le monde m'a également marqué. Quand on est éloigné de ce genre d'informations, il est bon que ces ouvrages documentaires nous renseignent de manière objectives afin de développer une certaine prise de conscience.
Bref, comme dénominateur commun, il y a les difficultés économiques des plus pauvres qui sont véritablement exploités par des plus riches qui saccagent la planète pour s'en mettre plein les poches. Une de ces BD d’utilité publique qui serait à lire de toute urgence. Le genre de livre qui ouvre les yeux sur le monde qui nous entoure !
J'avais déjà été accroché par la couverture de cet album dès que je l'avais vu. En le feuilletant, j'ai été subjugué par la beauté et la précision du dessin de Corentin Rouge, notamment ces double pages superbement travaillées. La lecture des premiers avis a achevé de me convaincre. J'ai acheté cet opus et je ne regrette vraiment pas mon argent ! Il y avait longtemps qu'une BD ne m'avait autant scotché à ce point. Intrigue bien ficelée avec de multiples rebondissements, personnages ambivalents, à l'image de Liam, personnage central de l'histoire capable du meilleur (sauvetage de Livia) comme du pire (vol du passeport). Le tome 1 est à peine refermé qu'on attend déjà la suite avec impatience ! Merci aux auteurs de nous avoir concocté ce petit (enfin pas si petit quand même) bijou !!!
Attention , il y a plusieurs éditions pour cet ouvrage !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!. On trouve beaucoup d'ouvrages en vente, notamment sur Rakuten , mais les vendeurs n'indiquent jamais si c'est une EO ....
Comme chantait Johnny « qu'est-ce qu'elle a ma gueule » ? En l’occurrence, elle sera juste en cuir ce qui peut poser légitimement certaines questions.
Après, pour le contexte, on se situe dans la France de Louis XIII gouverné par le Cardinal de Richelieu dans un univers assez ésotérique entre magie noire et alchimie où un redoutable nécromancien va étendre son règne dans les bas-fonds de Paris. L'univers est de cape et d'épée mais pas comme à l'ancienne.
En effet, il y a une vraie touche de modernité façon super-héros avec les codes du comics. On se croirait presque dans un Batman transposé à la cour du roi Louis XIII. Cependant, il est vrai que le dessin fait un peu à l'ancienne c'est à dire très série années 90 du style de la collection « Vécu » avec une petite touche de mystère ésotérique.
C'est assez agréable à la lecture mais cela ne révolutionne pas le genre. En effet, il n'y a malheureusement aucune originalité qui fait que ce titre parmi les 6000 parus rien que cette année puisse se démarquer. Je ne poursuivrais pas pour ma part la suite de cette aventure qui va se décliner sur plusieurs tomes, voir sur plusieurs cycles de ce zodiaque diabolique.
Quelle étrange BD.
D'un côté, un empire contre une dynastie menacée d'extinction. Un roi sans notion de la réalité et des guerriers qui veulent défendre leur roi à tout prix. Des paysans qui cherchent à tout prix à survivre. Vont-ils réussir?
De l'autre, un corbeau qui philosophe avec... une montagne. Ils observent la guerre qui se déroule sous leurs yeux, parlent de la nature humaine, et se désolent de toute cette violence.
L'album est agréable à lire, mais j'ai trouvé la dichotomie étrange. Ça se veut une sorte de réflexion sur la vie, mais en même temps les raisonnements demeurent superficiels. L'histoire du point de vue des humains est plus intéressante. Le thème de la Chine médiévale est toujours accrocheur. Les dessins sont parfois beaux, mais parfois plus brouillons, je n'ai pas toujours été convaincu par le style.
Ultimement, BD au sujet intéressant qui se laisse lire, mais...
Ouais, ben, c'est ce que c'est.
J'aime beaucoup les dialogues de Pedrosa, je trouve qu'ils coulent naturellement et beaucoup d'auteurs pourraient s'inspirer de lui pour apprendre. Les dessins et surtout les couleurs sont agréables.
Mais on a ici une petite historiette d'un homme qui cherche l'amour dans un contexte très restreint et limité à son entourage. Il n'y a pas grand-chose qui se passe, quand on y pense. Et l'histoire ne connaît même pas de conclusion!
La lecture est plutôt chouette, mais c'est tout.
Un volume très centré sur le coach Boss, et notamment sur son passé. L'histoire est captivante et arrive à nous surprendre, et ce dès les premières planches. La colorisation est toujours aussi réussie.
La découverte d'un mystérieux bateau en pleine tempête, une sombre histoire de trésor disparu, un équipage prêt à la mutinerie... Voici un cocktail explosif pour une aventure haute en rebondissements. C'est le début d'un nouveau cycle dans lequel Barbe Rouge revient sur le devant de la scène. Le récit est merveilleusement bien ficelé ! Un album vraiment excellent.
C'est au travers du second cycle "Les Seins de Café" que la série commence à vivre pleinement. Déjà par une introduction rapide et plaisante des personnages, à l'opposé de "La hache et le fusil". Un cycle plus sensuel où la représentation de la beauté féminine est à l'honneur, mais aussi la composition et ces paysages de campagne dans lesquels il ressort du merveilleux. Le dessin et la couleur sont un niveau au dessus du cycle précédent, avec de beaux traits, des couleurs automnales, une parenthèse parmi les arbres. Un graphisme qui vieillit très bien tellement les couleurs sont flamboyantes.
Au niveau du récit (librement inspiré de faits réels), c'est très réussi avec de nombreux personnages présentés et une vraie homogénéité dans les propos. La BD est peu bavarde, on se laisse très vite porté par l’intérêt du récit, les illustrations de Servais et l'ambivalence de la relation entre Victor, Helène et Lisa. Des prémices du roman graphique contemporains ? En tout cas, c'est proposé avec beaucoup de délicatesse et de soin. Je suis un grand admirateur.
Voilà un excellent album où on ne s’ennuie pas une seule seconde. C’est tonique, humoristique, avec un scénario qui tient plutôt bien la route.
Les dessins de Munuera sont franchement bons, avec toutes les caricatures des différents personnages, jusqu’à la dernière scène de l’album. Vraiment un plaisir à lire et observer les scènes avec les détails.
Certes le livre s'appuie sur la nostalgie de la série Comanche de Greg et Hermann. Il fait revivre les personnages principaux soit directement soit par le souvenir des personnages eux-mêmes. Il leurs donne une réelle épaisseur humaine qui (dans ma mémoire) n'existait pas dans la série initiale.
La qualité et la cohérence du récit (style graphique, scénario, découpage, texte, époque dans laquelle se situe le récit) sont très soignées et nous emportent tout le temps de la lecture.
Les images et le choix graphique (Noir et Blanc en style photographique) sont très originaux.
La lenteur du récit qui s'étire sur 150 pages et prend son temps nous permettent de faire corps avec l'histoire, sont cohérents avec l'aspect taiseux des personnages et ajoutent à la sensation de fin d'un monde (Celui du Western). La scène dans le cinéma est à ce propos très bien sentie.
Ma seule critique concerne la scène de rencontre entre le couple héros et une famille qui fuit la "dust bowl" qui n'apporte rien au récit et est soit trop courte soit inutile.
Livre à lire sans hésiter
L'âge avance, Florence Cestac a toujours le dessin mordant. Elle nous propose dans ce livre cette vision décalée des troisième et grand âges. C'est toujours juste.
La différence de point de vue entre les différents âges permet de sourire et rire des pratiques de nos petits enfants, enfants, parents.
Seul léger bémol, certaines pages (gags) sont des illustrations de situations connues). En ce sens c'est peut être un peu moins original et bien qu'habituellement.
Néanmoins il ne faut pas bouder le réel plaisir de lecture.
Vraiment très très gros coup de cœur, Sixtine DANO sort un premier album brillant et intelligent. Les chroniques d'une escort girl ne tombe pas dans le voyeurisme mais dans l'humain. Les personnages sont sublimes et les dialogues permettent de mieux comprendre le sujet sans être dans le reportage. La postaface de l'autrice nous permet de découvrir sa démarche.
C'est brillant, c'est beau, c'est délicat, on ne juge pas et on se laisse embarquer avec délice dans cette belle histoire.
Album coup de cœur pour moi :love:
Une belle histoire de science-fiction avec un style graphique plutôt impressionnant : les détails apportés aux décors et aux divers engins sont superbes. La mise en couleur « orange » des deux premiers albums est surprenante, mais on s’y habitue.
Côté scénario, bien que la trame principale soit intéressante, j’ai trouvé certains albums un peu difficiles à lire. L’histoire peut paraitre confuse, on passe d’une situation à l'autre très rapidement.
Cela reste une bonne BD de SF.
Les cosmonautes du futur sont-ils vraiment à leur place ? Est-ce que le monde qui les entoure est réel ?
C'est déjanté, cela part dans tous les sens et cela fait sourire. Les auteurs ont de l’imagination, c’est certain. Les dessins sont un peu spéciaux, ce n’est pas trop mon style, mais au final, très adaptés au scénario.
Cet album est l'occasion pour Urban d'inaugurer une nouvelle collection "Blast" orientée jeunesse-ado et remplaçant les collections Urban Link et Urban kids, dans un format comic souple. Une nouvelle expérimentation pour l'éditeur qui multiplie ces dernières années des tentatives courageuses pour tenter de briser les murs invisibles autour de la BD américaine et son lectorat de niche. Certains râleront déjà sur le prix de 15 euros pour un format compact sans reliure (c'est vrai qu'on peut s'interroger en comparaison du tarif très compétitif des Urban noir reliés classiques) mais personnellement je trouve que voir revenir un format historique du comic chez nos éditeurs français traditionnellement marqués par des albums rigides est intéressant.
Après cette petite introduction éditoriale, passons à la BD proprement dite. Il n'est pas nécessaire de présenter Brian Michael Bendis mais le portugais André Araujo est encore trop peu connu au regard de son importance graphique et je pense que cette nouvelle série indé sera sa consécration comme un des dessinateurs majeurs de la BD mondiale. Car outre la maestria visuelle qui vous saute au visage dès les premières pages (et qui continue tout au long de l'album), c'est un véritable hommage à toute l'histoire de la BD SF. L'auteur convoque d'ailleurs en fin de tome trois des grands maîtres de l'histoire de la BD que je vous invite à identifier en commentaire de ce billet!
A la croisée du manga, du comic et de la BD franco-belge, Araujo dépeint un monde fantasmagorique en axant ses planches sur la vitesse et l'action permanente (un peu à la manière d'un Fabien Bedouel), dans des décors d'une finesse que ne renierait pas Mathieu Bablet (Shangri-la). Assumant totalement l'esprit jeunesse proche du shonen, Bendis et Araujo nous font suivre un jeune idéaliste qui formera un trio explosif dont le Cyper, sorte de chevalier alien ou robot au design totalement génial, mais aussi cette jeune fille impertinente qui fait penser aux créations de Travis Charest (enfin de retour grâce à Million-dollar-Millar sur The Ambassadors) autant qu'au Steamboy d'Otomo. Vous l'aurez compris, ce volume, par la qualité de son dessin, par la folie totale des designs, par la multitude de références, est une déclaration d'amour à tout ce que la BD mondiale a pu créer d'univers fantastiques et SF, de quêtes naïves faites de chevaliers (Jedi ou pas), de puissances destructrices et de monstres léviathan. Pour accompagner ce worldbuilding de son compère, Bendis laisse l'explication de l'évolution de la Terre très mystérieuse, pour s'éclater sur un langage qui fait penser à un traducteur automatique déréglé ou à un jargon d'ailleurs qui détourne la langue par des extrapolations et jeux de mots. Par moments cela peut devenir difficile à suivre mais l'esprit délirant nous plonge dans cet humour involontaire des personnages autour de ce chevalier bourru et de son compagnon d'un moment et c'est jouissif.
Démarrant au milieu d'un récit, jouant sur des mises en abyme des narrations dans l'histoire, les auteurs nous offrent un incroyable chant qui loue les imaginaires sous toutes leurs formes et d'une générosité incroyable. Vous l'aurez compris, c'est un coup cœur comme je ne l'attendais pas et qui vient une fois de plus de la BD américaine indépendante, principal vecteur de vivacité créatrice dans la BD mondiale depuis quelques années maintenant.
Rompant avec une habitude qui utilisait de volumineuses ellipses entre les tomes de la série, Les yeux du sans-peur reprend immédiatement après le précédent, ce qui permet de maintenir un rythme intéressant et de nous plonger sans délai dans une bataille massive entre colons et indiens Wassaï. Si le tome cinq s’accrochait à Mad Max, on part désormais chez Avatar dans une approche écologique peu originale mais au traitement SF subtile. Surtout les Tarquin ont la bonne idée de ne pas transiger sur l’esprit très adulte de la série: le sang gicle massivement et les méchants sont très travaillés, à l’image de Sharkis qui constitue la ligne de vie de cet arc. Cela n’est guère surprenant quand on voit l’innovation scénaristique qu’avait apporté le duo Arleston/Tarquin sur Lanfeust et ses innombrables salauds qui volaient la vedette au héros.
J’ai suffisamment pointé le défaut de définition de cette série et son personnage principal depuis le début et les errements du quatrième tome de transition pour ne pas saluer la rigueur et la plaisir de lecture non forcé sur ce second cycle dont le tome de conclusion est annoncé fort logiquement. Mony reste un peu faire-valoir et peine à assumer le statut d’héroïne (pourtant très bien accompagnée en matière d’acolyte comme d’antagonistes) mais l’intrigue elle-même, l’intéressant wold-building et donc ce méchant tout à fait savoureux dans sa puissance permettent de passer un très bon moment dans une expérience crescendo. On attend toujours de grands moments de bravoure et de surprise mais le simple fait que les auteurs se tiennent avec rigueur à faire évoluer le personnage d’album en album suffit à surprendre. La partition graphique toujours élégante dans son registre suffit à valider le volume. Comme dit précédemment, U.C.C Dolorès avance en marchant et garde dans ses soutes un potentiel de grande série. Tarquin a su nous inquiéter, nous catastropher et nous plaire. La série montre qu’il ne suffit pas d’avoir côtoyé Christophe Arleston pour devenir un grand scénariste mais le métier rentre et, l’ambition étant là, pourrait déboucher sur quelque chose de fort savoureux.
Après des aventures archéologiques tout à fait sympathiques, ce second (et dernier?…) volume reprend les mêmes qualités à savoir un dessin et une mise en scène tout à fait remarquables et une construction narrative et dialoguée très solide pour une aventure qui s’oriente ici résolument vers l’action et l’exploration. Assumant son statut de suite, cet album nous fait accompagner nos héros militaires dans les tréfonds inexplorés du désert syrien, lieu de tous les possibles pour l’imagination de Lovecraft et ses amis romanciers de l’imaginaire du début du XX° siècle. La particularité de ce personnage est son stoïcisme semble-t’il imperturbable en ce qu’il ne semble guère touché par les délires topographiques ou organiques qu’il rencontre. Jovan Ukropina propose pourtant de superbes dessins de visages tordus par la possession ou d’entités indicibles issues du bestiaire lovecraftien… qui ne semblent pas défriser les personnages plus qu’une horde de cannibales. La frontière entre le personnage témoin et l’absence d’implication émotionnelle est ténue et on sent un petit manque psychologique, pourtant fort bien posé sur le premier tome. Le rythme des évènements surnaturels et des affrontements bestiaux (pour ne pas dire massacres) explique sans doute ce petit oubli pas tellement problématique au demeurant. Car pour le reste on a ce pour quoi on est venu: des sectes sanguinaires, des bas-reliefs antédiluviens aberrants, des phénomènes défiant l’Espace-Temps et bien entendu des trahisons pas du tout attendues…
Comme suite directe ces Portes d’ivoire et de corne (référence au monde des rêves que parcourt Carter dans les écrits de Lovecraft) remplit donc tout à fait le cahier des charges et le diptyque se révèle tout simplement une des meilleures adaptation de Lovecraft parues à ce jour. Reste un problème (majeur): comme vous l’aurez constaté cet album est indiqué « tome 2 sur 2″… alors que l’histoire ne se termine aucunement et que la dernière page est un pur cliffhanger débouchant sur les portes citées en titre. Il est ainsi tout à fait improbable que le scénario s’achève (ou ne s’achève pas) de cette façon et il est à envisager une construction par cycles. Jean-Pierre Pecau (qui se cache sous le pseudo de Simon Treins) a bien entendu les coudées franches pour poursuivre chez Soleil mais ce découpage annoncé reste un mystère non-euclidien…
Lire sur le blog:
https://etagereimaginaire.wordpress.com/2025/02/01/randolphe-carter-2-2-par-dela-les-portes-divoire-et-de-corne/
Fils de la nouvelle société de l’information web, Allan Barte est devenu progressivement l’un des dessinateurs de presse les plus affutés jusqu’à être repris régulièrement sur Mediapart (où il tient un blog d’édition) et dans d’autres médias. Associé au petit éditeur militant Ant (qui vient malheureusement d’annoncer la cessation de son activité), le dessinateur formé en sciences politiques et en communication remplace dans mon cœur Martin Vidberg, l’auteur de l’Actu en patates qui avait acidulé les pages du Monde ces dernières années. Barte tient une chronique quasi quotidienne du premier et second quinquennats de Macron, dont les dessins sont regroupés dans un volume par année édités via un financement participatif (mais que vous pouvez également trouver dans les meilleures librairies.
Et mine de rien se replonger avec une année d’antériorité sur les évènements récents a quelque chose de vertigineux dans la rapidité d’évolution du monde et de déliquescence de toute barrière civilisationnelle dans la course vers l’Abîme que nous constatons… On retrouve ainsi, exercice d’humour acide oblige, les séquences les plus absurdes et les plus horribles du règle de Macron 1°: les frasques de Marlène Schiappa, les violences policières et les sorties factieuses du premier syndicaliste du syndicat de police Alliance, j’ai nommé Gerald Darmanin, l’épisode Sainte-Soline, l’horreur du génocide à Gaza bien sur, avec au détour d’une page un petit Benalla qui se rappelle à notre bon souvenir entre un Trump et un roi Charles à Versailles. Je dois dire que par les temps qui courent et une objectivité journalistique se réduisant comme peau de chagrin, de tels dessins de presse ont la même saveur qu’un Gorafi ou qu’une chronique de Charline Vanhoenacker ou jadis les Guignols (dont on a sans doute minoré ce que représente leur sabordage par Bolloré). Et le personnage de Macron avec son sourire permanent, omniprésent dans l’album, est tout à fait savoureux, comme un Chirac autrefois…
Quand l’oppression domine, l’humour reste la dernière arme de la liberté d’expression en allant toucher à l’émotion positive et directement à l’essence de l’évènement en dégageant tout le vernis social et bien-pensant qui abouti à la censure des esprits. Les Lumières l’illustrent comme jamais et les régimes dictatoriaux créent souvent le meilleur humour noir. Et en la matière Allan Barte est l’héritier d’un certain Plantu dont le regard acéré d’autrefois, devenu rance, manque diablement.
Lire sur le blog:
https://etagereimaginaire.wordpress.com/2025/02/03/vivre-en-macronie-7/
L’actu du Label 619 s’est un peu ralentie ces derniers temps alors que chacun des auteurs planche sur de gros projets. Alors que le Silent Jenny de Bablet est énormément attendu en s’annonçant comme plus accessible que Carbone et Silicium (probablement premier semestre 2025) et qu’une suite du spin-off CLOVD est annoncée comme imminente chez Maudoux, Guillaume Singelin se présente lui en ce début d’année aux dessins d’un scénario de Bablet, dans un projet typé manga/young adult en apparence plus modeste que son magnifique Frontier.
Très didactique, ce premier volume au format manga d’une trilogie, aborde la question de l’apprentissage de l’age adulte chez de jeunes femmes et hommes, dans une société vivant sur le mythe du combat passé de héros (les Sentaï) dont l’image a été transformée en de simples agents uberisés. Pour situer l’atmosphère on se situe à mi-chemin entre le feuilleton d’Urasawa Asadora! pour la partie nostalgie japonaise, le récent Dawunner pour la commercialisation des héros, et toute la littérature young adulte que vous pouvez trouver en BD… Sur la forme on profite de la finesse des détails de Singelin qui cette fois donne des physionomies tout à fait manga à ses personnages et montre sa très grande maîtrise des trames dont on redécouvre l’intérêt pour ceux qui comme moi en doutaient. L’apport des touches de couleur des costumes de Sentaï (ces équipes masquées que vous avez connus dans Bioman – pour les plus âgés, ou Power Rangers – pour les moins vieux) est très intéressante en créant des effets proches du travail de Toulhoat sur Tête de chien et en créant des focus sur des points de l’action.
A l’écriture Mathieu Bablet rappelle s’il en était besoin la grande fluidité de ses chroniques psychologiques d’une génération qui tente de trouver sa place dans un monde où l’Histoire est passée. Thématique récurrente chez le porteur du projet Midnight tales, il adapte sa réflexion dans l’univers des héros japonais des années d’après-Guerre (le texte documentaire en fin d’album est tout à fait passionnant sur ce point) en modernisant avec la thématique des travailleurs indépendants type Uber. Alors que ces adulescents n’ont rien d’autre que des costumes, les voici tentés de se prendre pour des héros dans l’idée des superslip américains qui se cherchent une destinée pour aider les gens dans leur quotidien. Sauf que dans Shin zero les personnages sont un peu plus ambigus que de simples fragilités physiques ou psychologiques, ce qui crée une tension tout le long sur les perspectives des quatre membres de cette collocation de Sentaï.
Ce premier volume respect parfaitement son cahier des charges sans subir les contrecoups de la modération nécessaire à une entame de série. Tout au long d’une lecture variée et rythmée on se passionne à suivre ces jeunes et à découvrir (notamment au travers de pages de journaux racontant la glorieuse Geste des premiers sentaï contre les Kaijus) cet univers entre deux époques. La découverte du maintenant et du avant se fait de manière remarquablement entrecroisée et vous découvrirez que rien n’est laissé au hasard dans la projection vers un second tome qui s’annonce bien plus épique que cette introduction. Bravo aux auteurs de nous avoir ainsi alléchés. On attend la suite avec impatience!
Lire sur le blog:
https://etagereimaginaire.wordpress.com/2025/02/06/shin-zero-1/
Le cadre est celui des terribles bombardements allemands sur Londres en 1940 au début de la seconde Guerre Mondiale quand Hitler avait pris le dessus sur l'Europe entière.
L'auteur Olivier Grenson nous conte L'histoire d'amitié entre le vieil Isaac et la jeune enfant Mary. Isaac vient de perdre son épouse et la jeune fille se retrouve séparées de ses parents au milieu de ce tumulte de la guerre. Le monde a véritablement sombré dans une folie meurtrière.
J'ai bien aimé la qualité du dessin d'Olivier Grenson qui donne une certaine classe au graphisme de cette œuvre. Les décors sont assez soignés. On observera également des ambiances visuelles assez appréciables en toile de fond à l'image de la magnifique couverture. Le trait est net et lisible et c'est tout ce que j'aime.
De cet auteur, j'avais également beaucoup aimé « La fée assassine » sortie en 2021 qui dévoilait enfin tout son talent en qualité d'auteur complet avec un dessin sophistiqué tout en douceur mais également des scénarios assez profonds et marquants.
On se rend compte pour cette génération qui a vécu la guerre que les bombardements ont été très mal vécu par les londoniens. On espère qu'il n'y aura plus jamais un Hitler en Europe pour commettre de telles atrocités dans nos villes pour tuer des civils innocents.
Il y a également une histoire dans l'histoire à commencer par ce conte autour d'un arbre de vie menacée dans un monde imaginaire afin d'occuper l'esprit d'une petite fillette terrorisée par le bruit des explosions. Cette double lecture s'intègre facilement dans ce récit intelligemment construit sur le plan narratif. Tout échappatoire est bon à prendre.
Je suis en tous les cas sorti satisfait de cette lecture pourtant difficile sur le thème de la guerre. En conclusion, dessin et colorisation nous offrent une lecture fluide et agréable. Je conseille ce partage des mondes où l'humanisme s’accorde également avec une certaine poésie de l'âme. Tendresse et émotions seront au rendez-vous !
Une nouvelle aventure d'Éric qui se retrouve comme souvent dans une situation compliquée et qui devra chercher d'innombrables solutions pour s'en sortir. On retrouve bien le scénario intelligent de Charlier aux nombreux rebondissements ! L'album est dense mais très prenant.
La colorisation est différente des précédents volumes, et est moins bien réussie.
mon avis est pour les 5 albums
je le ai en effet tous lu d'une traite
j'ai trouvé que cette série est un peu en dessous d'Aldébaran
la planète est bien décrite avec un coté particulièrement exotique et des animaux assez fabuleux
il y a les mêmes défauts que dans la plupart des albums de Léo
trop de discours sans grand intérêts et la présence omniprésente de l'écologie cul cul bien pensante trop manichéenne à mon gout
j'ai noté que les couleurs semblent moins adaptées par moment mais peut être est ce un problème d'impression
mais malgré ces petits défauts la lecture est très agréable
bien meilleure que les derniers albums de Léo en tout cas
suite et fin de cette histoire
dans l'ensemble j'ai bien aimé cette histoire d'un homme hors normes rejeté par tous
tout est triste et noir
les "couleurs" sont biens adaptées même s'il s'agit essentiellement du gris du brouillard et du rouge du sang.
mais franchement la plupart des dessins sont assez laids
pourtant bizarrement ce n'est pas particulièrement choquant
le scénario est assez simple mais bien adapté
cette série n'est pas la meilleure de Hermann mais pas la pire non plus
j'ai l'impression que le grand dessinateur a déjà pris sa retraite du moins dans sa tête
peut être est ce le moment de s'arrêter ????
"Europa" résonne comme une redite des nombreux succès de Léo sans vraiment innover dans l'approche ou la narration, il ne s'agit pas non plus d'un spin-off de la série Centaurus, comme j'ai pu le croire initialement. Un phénomène d'origine inconnu empêche le contact radio avec le vaisseau Europa venu explorer la lune de Jupiter, l'équipage partant en expédition à bord du vaisseau Orion 4 est porté disparu. On recherche alors une pilote disponible capable de conduire un équipage vers le vaisseau Europa. Avec le T1, le scénario met beaucoup de temps à démarrer et ne porte que peu d’intérêt : recrutement de la pilote Suzanne Saint-Loup et début de la mission. Le T2 confirme le manque d'originalité du récit, avec des personnages peu nuancés dans leurs convictions, tout est très machinée. L'érudit religieux, le Revérend Mikow en est l'exemple parfait, il clame que la terre est plate et que l'homme est arrivé le 7ème jour après la conception de la terre par Dieu sans aucun argument concret, il est l'exemple même du stéréotype d'un vide abyssal qui n'apporte aucune nuance et questionnement sur le récit.
Même si le suspens sait se maintenir et le duo Suzanne Saint-Loup/Paul Douglas reste convaincant, je ne suis qu'a moitié emballé. Les personnages n'ont également pas beaucoup de place pour exprimer leur doutes, leurs peurs, leurs envies (hormis la relation naissante entre Paul et Suzanne) comme le fait habituellement Leo dans ses œuvres.
Gros point bloquant également sur la mise couleur (comme son prédécesseur "Centaurus" avec le même coloriste) qui ne met pas en valeur les personnages et d'un aspect trop froid/numérique, alors que le dessin est détaillé et réussi en soi. Je ne sais pas pour combien de tome est prévu la série, mais je suis partagé sur mon envie de lire la suite après lecture du T1 et T2.
Voilà un comics sur lequel je suis tombé par hasard, surtout grâce à sa couverture qui ne laisse pas indifférent: un tyrannosaure et un mécha armé d'une Gatling. Il n'en fallait pas plus pour que je me lance sur cette lecture.
Faut-il s'attendre à un chef d'œuvre de la bande dessinée moderne ? Clairement pas ! Il s'agit surtout d'un plaisir régressif avec tout ce que cela comporte: des enjeux balayés rapidement, des personnages caricaturaux à souhait, de l'action frénétique, un déchaînement de violence parfois bien gratuit et la subtilité aux abonnées absentes.
Il faut quand même avouer que certaines planches sont magnifiques dans la représentation de la sauvagerie tant humaine que bestiale, un peu comme si Michael Bay s'était mis à la peinture sur toile. J'y ai vu une dénonciation de l'ingérence militaire américaine et surtout la violence banalisée comme la solution immédiate par certains politichiens/chiennes.
Mélange improbable entre 'Jurassic Park' et 'Edge of tomorrow', ce on-shot vitaminé à la testostérone se déguste comme un burger bien gras et bourratif à souhait. Les amateurs de série B déviante seront pleinement satisfaits. Il faut être honnête c'est divertissant mais pas inoubliable.
Une fois passé un début de récit un peu laborieux, l'histoire s'installe et prends de l'épaisseur de manière étonnante. L'ensemble manque un peu de rythme, mais les divers protagonistes forment un tout hautement recommandable. A l'arrivée nous tenons là une solide BD de science-fiction à lire urgemment.
L’aventure d’un skipper, engagé par un riche homme d’affaires pour conduire son immense bateau vers une île isolée dans l’océan Pacifique. Bien évidemment, la joie de Jody sera de courte durée et il va être amené dans des situations difficiles.
C’est assez basique niveau scénario mais dans l’ensemble ça fait le job. Peut-être aurait-il fallu 2-3 tomes supplémentaires, histoire de se faire une meilleure opinion.
Si l'alternance des chapitres et des points de vue n'était pas aussi déstabilisante, je mettrais 5 étoiles à ce premier volume. L'intrication des deux décors est poisseuse à souhait, et l'ambiance glauque à l'avenant. Vivement la lecture du second tome !
Un élégant soufflé qui tombe rapidement à plat... Vite lu, vite remisé définitivement. Même pour les fans de Neil Gaiman.
Ce cinquième tome met en scène le roi Mérédion face aux revendications étudiantes et aux tensions internes d’Angléon. Les relations se complexifient, tandis que les enjeux politiques s’alourdissent.
Si l’intrigue reste dense et immersive, certaines branches narratives manquent encore de convergence.
Lire la critique complète :
https://www.alphabulle.fr/luttes-de-pouvoir-dans-les-5-terres-1-2/
Un bon album, reposant sans être soporifique, avec très peu de surnaturel, qui fait la part belle aux traditions villageoises et familiales, tout en introduisant un peu d'exotisme avec les Varègues. Bon d'accord le scénario est classique, et on devine assez vite qui est le vilain de l'affaire, mais le découpage est fluide, rapide, le ratio texte/dessin est équilibré et le dessin, parlons-en, est plaisant. Ce n'est pas l'album du siècle, ça ne se lit pas avec jubilation, mais avec plaisir, et pour cela, ça vaut un bon 3/5.
Je ne comprends pas un tel engouement pour un récit au goût amer, sans gaieté, vulgaire, qui plus est, aux propos racistes, non censurés, et pour un dessin plus que médiocre !
Les auteurs n'ont pas fait dans la dentelle malheureusement avec cette bande de "cassoss" au passé plus que douteux !
Sans intérêt
Parfois, on aimerait bien prendre le grand large. D'autre fois, on y est réellement obligés ! Certains parents peuvent abandonner leur enfant handicapé en plein milieu de l'océan afin de leur apprendre la vie à savoir à se débrouiller tout seul. C'est vrai qu'avec un bras en moins, c'est un peu difficile.
Oui, on vit dans ce monde-là où c'est parfois du chacun pour soi même au sein des familles. Là, où sont les avis de recherche contre de tels parents ? A-t-on déclenché le plan « Alerte » afin de retirer la garde à de tels parents ? Non, on nous explique que c'est pour le bien de l'enfant afin qu'il puisse compter sur lui-même et avancer dans la vie sans l'aide des parents. Oui, c'est une sorte de BD contre l'assistanat. A méditer si on va au fond des choses !
Evidemment, si on prend cette BD au premier degré, on ne peut qu'être choqué mais il faut le voir comme une sorte de conte moderne sur l'apprentissage de la vie dans les difficultés du grand large. Il suffit parfois de se laisser porter par les flots. Certes, mais gare aux requins !
Au niveau du récit de survie, on est réellement coincé pendant de très longues pages sur un canoë en perdition dans une espèce de huis clos entre trois individus dont 2 adolescents à savoir Léonie, Balthazar et la plus âgée Agathe. Malgré tout, on ne s'ennuie pas devant une telle lecture road-movie sur mer ce qui peut constituer un exploit en soi.
Un mot sur le dessin assez dynamique pour dire qu'il est tout à fait agréable dans sa colorisation et sa simplicité pour accompagner cette traversée parfois éprouvante. Il est vrai que le grand bleu domine largement.
En conclusion, un roman graphique initiatique assez étrange mais qui mérite quand même lecture pour le message véhiculé à nos enfants sur l'apprentissage de la vie pour bien grandir.
Spirou revu par Le Gall! J'adore Le Gall. J'adore son style si atypique. Cette fausse ligne claire qui frissonne à chaque coup de crayon. Alors, vous pensez, j'avais hâte.
Et, oui, je trouve vraiment que ce coup de pinceau colle parfaitement à l'univers de Spirou. Quel foutre bonne idée que d'avoir proposer à Le Gall un "Spirou vu par..."
Sauf que le scénario est faible. Trés faible. Beaucoup d'Ex Machina, et de hasard heureux....Il y a un enfant du nom de Jean Eudes qui, petit génie, solutionne tout, en pleine nuit et deux coups de cuillères à pot (Et c'est quand même pas facile de gérer les voyages dans le temps). Il y a un Spip qui sait causer à des adultes (par mimétismes?). Il y a des champignons rares et pile poil les mêmes pour faire de l'énergie....Bref, les ressorts sont trop faciles...
Sauf que la plupart de scènes se passent dans des couloirs, des salles closes, des rues sombres, des carrières et dans un bar. Et on ne profite pas du dessin si lumineux de l'artiste et de ce Paris d'avant.
Alors, il y a de bons moments. Un Fantasio différent et iconoclaste....et assez génial. Un Zorglub qui est iconique dans le genre "froid dans le dos". Et, un langage fleuri de l'époque qui donne de très beaux moments de lecture.
Mais tout cela, hélas, ne suffit pas. Les trop grandes incohérences et facilités de scénario ne permet pas l'immersion. Il y a aussi des longueurs, trop, pour que le plaisir soit total.
Bref, le rendez vous idéal n'a pas eu lieu. Dommage....
Les aventures d’un jeune tambour de l’armée impériale et de son camarade grognard Bobèche.
De la bd jeunesse parue dans les années 60 dans le journal Tintin. Avec Berck au dessin, à ses débuts, avant sa célèbre série Sammy.
"Le Grand incident" est une chronique sociale qui pose la question de la représentation de la nudité dans l’art, reflet de l’état d’esprit de nos sociétés du passé et d’aujourd’hui. L'autrice Zelba propose alors un récit dynamique autour de statues féminines qui décident de se rebeller à leurs façons dans le musée du Louvre. On reconnait aisément le lieu, les allées et les œuvres qui y sont présentées si vous avez déjà visité ce très beau musée, c'est très plaisant d'y replonger au travers de la BD.
Le dessin au trait est rond et caricaturale (un peu trop à mon gout ) pour les personnages du récit, alors que la représentation des statues et des peintures montrent un trait plus assuré et réaliste, le contraste est sympathique. La couleur, juste au trait ajoute une certaine dynamique aux planches, sinon d'un pur noir et blanc, les personnages possède une belle palette d'expressivité également.
Une remise en question des œuvres du passé, de la représentation dans l’art, de la sexualisation des corps féminins, au delà de leurs beautés intrinsèques. Même si le final se termine de manière attendue, l'atmosphère qui règne en fond dans cette œuvre est sympathique, en plus d'un post-face apprécié. A découvrir pour les amateurs/curieux d'histoire de l'art, de nudité et de sociologie.
Décevant, je m'attendais à beaucoup plus vu les critiques positives que j'avais lu.
D'abord le dessin des visage humain est d'un laid. Même si les décors sont bons (surtout en dehors de la station), tout est gâché par ces visages complètement inexpressif et si difficile à reconnaître.
Au niveau scénario, mon avis est assez mitigé. C'est une vision très manichéenne du monde qui n'offre qui au final reste assez superficielle et peu original.
J'ai l'impression d'avoir complètement perdu mon temps en lisant ça quand il y a tellement de livres mieux.
Deuxième et dernier tome de l'incursion de Dany dans le monde de Troy.
On retrouve la touche d'humour dans la narration propre à l'univers d'Arleston avec le petit côté "coquine" de Dany.
La trame de fond est plutôt prenante mais les personnages manquent singulièrement de personnalité.
On exploite que trop peu les caractéristiques des personnages.
Par exemple, dans les premières pages du premier tome, on voit une des héroïnes être très douée avec l'arbalète, puis plus rien ... non finalement, elle se battra avec une épée. Les pouvoirs tellement caractéristiques du monde Troy sont utilisés de manière tellement anecdotique qu'il aurait très bien pu ne pas y en avoir.
D'ailleurs la plupart des personnages ne n'en utilisent jamais.
Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres du manque de cohérence dans ce récit.
C'est dommage parce qu'avec un peu plus travail de profondeur cela aurait pu être un très bon épisode des Légendes de Troy.
Je suis fan d’histoires de science-fiction, de conquêtes spatiales et de paradoxes temporels. L’intrigue de cette histoire m’a immédiatement captivé. J’ai beaucoup apprécié le scénario développé sur les trois albums, véritablement palpitant, avec une tension qui monte au fil de la lecture. Je pense qu’un album supplémentaire avant le retour sur Terre aurait été bénéfique, notamment pour apporter davantage d’explications sur cette immense navette perdue dans l’espace. La fin est un peu précipitée, mais c’est un choix assumé des auteurs.
À noter qu’il n’y a aucun lien avec le film Interstellar, celui-ci étant sorti bien après la bande dessinée.
Mon principal reproche sur le scénario concerne le personnage de la fillette, dont les dialogues paraissent bien trop matures pour son âge. Cela ne colle pas vraiment et devient même un peu pesant.
Le dessin, quant à lui, est surprenant et demande un temps d’adaptation. Il est magnifique, froid et résolument réaliste. J’ai particulièrement apprécié la représentation des navettes, des installations martiennes et d’autres éléments du décor, tous superbement réalisés.
Une très belle œuvre, à conserver précieusement dans sa bibliothèque pour les amateurs de science-fiction.
Cet avis porte sur les deux tomes que j'ai lu à la suite. Et il vaut mieux car l'intrigue est compliquée et les personnages multiples.
Je mets une note de 3 qui est une moyenne car si j'ai adoré le tome1 (qui mérite 4), j'ai été déçu par le tome 2 (qui ne mérite que 2).
Dans le tome 1, l'intrigue est rondement menée et on prend le temps de découvrir les différents personnages. Le dessin et le découpage sont surprenants mais on s'y fait. Et, même si au départ ce n'est pas mon style (le côté fantastique), l'intrigue nous tient en haleine. J'ai adoré!
Le tome 2 est + brouillon. On se perd et la magie opère beaucoup moins bien.
La fin n'est pas vraiment une fin (mais pouvait-il en être autrement vue la thématique?) et laisse une porte ouverte vers une suite, ce qui m'a assez déçu moi qui pensait lire une histoire complète en deux tomes.
Cet avis porte sur les deux tomes que j'ai lu à la suite.
Je vous le conseille d'ailleurs (maintenant que les 2 sont sortis!) car dans le tome 2 il n'y a pas de rappel des personnages. Et pourtant ils sont nombreux!
C'est frais, c'est bien scénarisé, bien dessiné. Les personnages sont tous plus attachants les uns que les autres (sauf un, voire deux, vous comprendrez pourquoi en lisant ce diptyque!). L'histoire est porteuse de valeurs, tout comme l'héroïne Rosa.
Un moment d'originalité et de fraicheur. Merci!!!
Le dessin est propre. La mise en page respecte les canons avec parfois des hors cadres ou multiplication des cases lors des accélérations de l'histoire. Les stéréotypes nombreux accompagnent le scénario: le héros est glamour, il y a de belles femmes, les méchants sont mal rasés, les tueurs à gages américains en costume blanc...
Bref malgré le soin rien d'original surtout dans le scénario. C'est insipide. Roman de gare, ou collection "Arlequin" pour homme!
Série toujours aussi prenante; Scénario excellent, dessins sublimes. Bref, on ne peut que conseiller de l'acheter. Vivement le tome 15
C'est d'une lecture facile, le dessin est épuré et inventif, moebiusesque, et le scénario qui lorgne un peu sur Little Nemo, même s'il n'a rien d'absolument original, se tient (à condition d'aller jusqu'au bout de l'histoire). Sans prétention, mais divertissant.
Eric parvient à s'échapper de France et décide de ne pas suivre les traces de Barbe-Rouge. Il embarque à Saint Malo pour un voyage qui ne sera pas de tout repos.
Une nouvelle aventure prenante et pleine de rebondissements. Très réussi, et difficile de décrocher avant la fin.
C'est une "BD-prétexte" : un scnénario pseudo-philosophique peu original (se terminant d'ailleurs en queue de poisson dans ce troisième et dernier tome, ce qui n'est pas très grave tant l'ensemble manque d'intérêt) servant de support à la dextérité picturale de Juan Giménez. De ce point de vue, la série ressemble à Storm : c'est fait pour les yeux, par pour le cerveau.
Une BD cocasse sur l'irréalité des rêves...
Dans ce soir c’est cauchemar, Nicole Claveloux raconte l’irruption des services de la raison et de la logique dans le subconscient, pour inspecter les méandres du sommeil. Dans cette analogie évidente entre un cerveau et une entreprise, il s’agit de satisfaire la directrice, celle à qui appartient le cerveau, Nicole Claveloux elle-même.
Sauf que les employés du service des rêves sont évidemment assez rétifs à cette inspection. Sinon ça ne serait pas très drôle, y compris pour une directrice particulièrement bienveillante... Il y a Loïc Lalune, allégorie de l’imagination sous les traits d’un enfant ; Lili et Zizi Frisson, spécialistes des émotions et des sensations ; Raoul Turbin, « préposé au Rendement », une bonne pâte mais qui travaille plutôt en journée ; Madame Reine Bancale, « experte de mémoire »... Et enfin Mr Rébus, dont le nom est suffisamment éloquent.
Le scénario, situé quelque part et de manière paradoxale entre surréalisme et réalisme, fait beaucoup de bien et permet de comprendre les mécanismes des rêves et des cauchemars, mais de façon très ludique et plaisante. En plusieurs chapitres, on peut d’ailleurs étaler notre lecture sur plusieurs nuits... Salvateur si on souffre d’insomnies.
Autrement le trait fin et précis de Nicole Claveloux illustre de façon irrésistible les séquences imagées de notre sommeil (ou plus spécifiquement de son sommeil). Elle prend quelques libertés appréciables dans la composition, la graphie des bulles... J'ai apprécié tout particulièrement le jeu sur la profondeur de champ et le fourmillement des détails... Mais l’ensemble reste très accessible, on ne peut plus lisible.
...Par une autrice majeure de la BD contemporaine, parfois injustement snobée.