Jean-Louis Brunaux est un archéologue français né en 1953 spécialiste de la civilisation gauloise. Jean-Louis Brunaux est chercheur au CNRS (Laboratoire d'archéologie de l'ENS). Il a dirigé de nombreuses fouilles sur les sites gaulois de Picardie, à Gournay-sur-Aronde, Saint-Maur, La Chaussée-Tirancourt et Montmartin. Jean-Louis Brunaux a rédigé plusieurs monographies sur les résultats de ses recherches archéologiques et des ouvrages de synthèse. Il tente de faire le point sur les religions gauloises à l'aide de découvertes archéologiques récentes. Il soutient en particulier que la religion des druides ressemblait à une école philosophique "à la grecque", fortement influencée par celle de Pythagore. Dans sa présentation des druides, il s'oppose de manière virulente aux travaux de Françoise Le Roux et de Christian-Joseph Guyonvarc'h, auteurs d'un ouvrage considéré de référence sur la question. Il donne une origine « orientale » à la religion celtique. Cette religion, selon les découvertes archéologiques, aurait accordé « une place essentielle à l'âme » ce qu'il rapproche des religions perses et védiques comme avaient pu le faire les spécialistes de mythologie comparée parlant davantage de "parallèlismes" que d'« origine » orientale. Il avance que les Celtes « semblent être parvenus en Europe en provenance d'Asie centrale », rejoignant, faute d'éléments plus précis l'hypothèse kourgane, introduite par Marija Gimbutas en 1956. Dans Les Celtes. Histoire d'un mythe, il s'interroge sur la réalité historique de la civilisation celtique avançant que celle-ci existait avant tout dans le regard des Grecs et des Romains, mais que les Celtes eux-mêmes n'auraient eu aucune conscience d'appartenir à une communauté particulière. Cette interprétation se situe à l'opposé des travaux de la plupart des spécialistes du monde celtique, qui comme Venceslas Kruta soulignent au contraire l'existence d'une civilisation spécifique, immédiatement identifiable par sa langue, les vestiges matériels qu'elle a laissés, les croyances et les mythes que les spécialistes de la mythologie comparée ont pu reconstituer.
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Jean-Louis Brunaux est un archéologue français né en 1953 spécialiste de la civilisation gauloise. Jean-Louis Brunaux est chercheur au CNRS (Laboratoire d'archéologie de l'ENS). Il a dirigé de nombreuses fouilles sur les sites gaulois de Picardie, à Gournay-sur-Aronde, Saint-Maur, La Chaussée-Tirancourt et Montmartin. Jean-Louis Brunaux a rédigé plusieurs monographies sur les résultats de ses recherches archéologiques et des ouvrages de synthèse. Il tente de faire le point sur les religions gauloises à l'aide de découvertes archéologiques récentes. Il soutient en particulier que la religion des druides ressemblait à une école philosophique "à la grecque", fortement influencée par celle de Pythagore. Dans sa présentation des druides, il s'oppose de manière virulente aux travaux de Françoise Le Roux et de Christian-Joseph Guyonvarc'h, auteurs d'un ouvrage considéré de référence sur la question. Il donne une origine « orientale » à la religion celtique. Cette religion, selon les découvertes archéologiques, aurait accordé « une place essentielle à l'âme » ce qu'il rapproche des religions perses et védiques comme avaient pu le faire les spécialistes de mythologie comparée parlant davantage de "parallèlismes" que d'« origine » orientale. Il avance que les Celtes « semblent être parvenus en Europe en provenance d'Asie centrale », rejoignant, faute d'éléments plus précis l'hypothèse kourgane, introduite par Marija Gimbutas en 1956. Dans Les Celtes. Histoire d'un mythe, il s'interroge sur la réalité historique de la civilisation celtique avançant que celle-ci existait avant tout dans le regard des Grecs et des Romains, mais que les Celtes eux-mêmes n'auraient eu aucune conscience d'appartenir à une communauté particulière. Cette interprétation se situe à l'opposé des travaux de la plupart des spécialistes du monde celtique, qui comme Venceslas Kruta soulignent au contraire l'existence d'une civilisation spécifique, immédiatement identifiable par sa langue, […]