Jacques Marescaux et l'IRCAD
Une BD de Martial Debriffe et Yann Sougey-Fils chez Éditions du Signe - 2020
08/2020 (02 octobre 2020) 52 pages 9782746838710 Grand format 433023
New York, 7 septembre 2001. Un chirurgien opère une patiente distante de 7500 km grène à un robot télécommandé. Jacques Marescaux entre dans l'histoire avec l'opération Lindbergh. Cette première mondiale met au devant de la scène un homme d'exception parti de rien, mais soutenu par les plus grands pour créer l'Institut de Recherche contre le Cancer de l'Appareil Digestif. Sa guète de l'excellence, son optimisme rayonnant lui permettront d'implanter des IRCAD sur les quatre continents. Cette bande-dessinée raconte la fabuleuse épopée d'un homme... Lire la suite
On imaginerait facilement cette BD traîner dans les CDI des collèges et lycées. Il s'agit d'un dialogue entre deux étudiants en médecine qui servent de prétexte à un documentaire à la quasi-gloire de Jacques Marescaux.
Celui-ci fut le premier chirurgien à opérer une patiente depuis Strasbourg qui se trouvait à New-York grâce à un robot télécommandé quelques jours avant les attentats du Word Trade Center. Il est féru de nouvelles technologies qu'il a adapté à la médecine afin de la faire progresser à grands pas en réduisant au passage la douleur chez les patients. Grâce à lui, la technologie est aujourd'hui au service de la chirurgie.
Bref, on le présente comme un homme d'exception qui a crée les IRCAD que chaque président de la république depuis Chirac ont visité. En 20 ans, il s'est fait une réputation internationale. Il s'est fait remarquer par le président de Taïwan où il a construit un IRCAD qui a été à l'origine de l'essor de l'institut.
Le dessin est correct mais quand même assez statique. Le graphisme demeure réaliste ce qui est propice au genre documentaire. Je préviens le lecteur qu'il n’y a pas de séquences ni d’action, tout est complètement figé.
C'est une BD un peu à l'ancienne dans sa forme et son développement même s'il y a parfois une touche d'humour à travers l'un des personnages officiant comme le comique de service.
Je n'ai pas trop aimé le côté « éloge » du personnage issu de bonne famille ainsi que cet aspect typiquement documentaire avec des informations parfois assommantes sans le moindre intérêt. C'est franchement trop scolaire dans le traitement. On croirait presque une campagne de panthéonisation de ce professeur. C'en est presque assez gênant. Cela fait en effet un côté très lèche que je n'aime pas et qu'on voit d'ailleurs assez souvent en entreprise.
Mais bon, cela m'aura quand même appris des choses intéressantes sur le développement de la médecine de ces dernières années et cela concerne également ma ville de Strasbourg. En cela, ce n'est pas à jeter, loin s'en faut ! Pour une fois que c'est un sujet consacré à un scientifique œuvrant pour la santé de la communauté !