Les grands Peintres
3. Toulouse-Lautrec
Une BD de Olivier Bleys et Yomgui Dumont chez Glénat - 2015
03/2015 (04 mars 2015) 46 pages 9782723497091 Grand format 239042
Art, débauche et enlèvements… Bienvenue à Montmartre ! À la fin du XIXe siècle, Montmartre est un quartier interlope. Un quartier où les bourgeoises viennent s’encanailler auprès des voyous et des filles de mauvaise vie ; où les vols et les bagarres sont fréquents, alors que la police des mœurs fait des descentes régulières dans les établissements mal famés. C’est là, dans les salles enfumées des bals, que Toulouse-Lautrec gagne sa réputation de peintre du vice et des bas-fonds... Mais au début de l’année 1895, une sordide affaire secoue le milieu... Lire la suite
Toulouse-Lautrec a été un grand peintre français ayant fréquenté le Paris de Montmartre où on s’amusait beaucoup. Il est mort à 36 ans suite à ses excès. On pourrait le trouver sympathique et cela sera le cas dans cette BD retraçant une aventure policière mettant en scène un petit groupe de joyeux lurons dont le fameux Oscar Wilde en exil à Paris pour fuir la perfide Albion en proie à un procès concernant ses penchants. Oui, on pourrait fermer les yeux sur les excentricités de cet jet-set avant l’heure.
Il est vrai que Montmartre constituait l'un des centres majeurs de ces lieux de rencontre entre ces intellectuels et artistes. Oui, une sorte de culture des élites. Je comprends également ce désir de profiter de la vie au maximum, tant qu’on le peut encore car les années avenirs sont incertaines.
Cette BD m’aura permis de découvrir un peintre que je ne connaissais pas mis à part son nom. Il avait des problèmes de santé et une infirmité qui se traduisait par une taille très petite (1m52 pour être précis). Il avait néanmoins du talent car il fut reconnu de son vivant par ses pairs. Son mode de vie était la bohème parisienne de la fin du XIXème siècle bien qu'il fut issu d'une famille de nobles.
Cet album retrace d’ailleurs toute cette atmosphère à la perfection. Les auteurs ont d'ailleurs mis l'accent sur l'entourage du peintre plutôt que sur lui pour y décrire son univers. On y croisera la célèbre Goulue par exemple qui donnera naissance à l'un des tableaux les plus célèbres sur le Moulin-Rouge. Finalement, on n'apprendra que peu de choses sur le peintre lui-même et c'est bien dommage.
Cependant, le scénariste a essayé d’introduire une affaire de meurtre et d’enlèvement pour le moins curieuse afin d’introduire le peintre. C’est assez maladroit car le résultat n’est pas assez probant à mon humble avis. Mais qu’importe le flacon, pourvu qu’on est l’ivresse ? A voir pour se faire une idée de l'époque mais pas du peintre.