Eightball hunter
1. Loser
Une BD de Michel Kœniguer et Callixte chez Paquet - 2010
05/2010 (22 mai 2010) 46 pages 9782888902942 Grand format 110622
À Los Angeles, alors que deux gangs – japonais et colombiens – finalisent un accord territorial à grand renfort de valises pleines de billets, une équipe de flics ripoux débarque et s’empare du fric. Ils ont été rencardés sur le deal par Dino Laurentii, qui sert de comptable à l’un des gangs. Mais Dino, en bon loser de service, se retrouve bien en peine… Traqué par une chasseuse de prime de l’agence « Eight Ball Hunter » et par ses potes de la police qui n’ont pas l’intention de laisser de traces derrière eux, sans compter que les japonais et les... Lire la suite
Los Angeles.
D’un côté, des Japonais. De l’autre, des Colombiens. Point commun : mafieux.
Ces « gentlemen » s’apprêtent à « signer » un accord historique : un traité de paix qui délimite les territoires où chaque gang exercera ses lucratives activités. Mais comme tout a un prix, les Japonais casquent une jolie somme dont le montant donnerait le tournis, même à des gens qui ne sont pas des sans-abris. Tout se passe bien. La confiance entre les deux gangs est aussi élevée que possible (c’est-à-dire très limitée) lorsque la famille Simpson débarque en survêtements verts, braque les gangsters des deux « familles », fauche les biffetons et se taille. Les protagonistes des deux gangs ont la « haine », et même un peu plus, je vous la mets quand même ? La confiance n’est plus de mise, mais on ne va pas se canarder avant d’avoir retrouvé le pognon laborieusement acquis ! On fait partie du grand monde (du banditisme) !
Et les auteurs de ce braquage sont…
Critique :
Du cinéma hollywoodien en BD ! Diagnostic, docteur ? De l’action, de l’humour, des stars au générique, dessins de Callixte qui manie aussi avec brio la palette des couleurs, scénario testostéroné de Michel Koeniguer, assurent un thriller très agréable à suivre où l’on ne s’ennuie pas une seconde. Une histoire de ripoux, de gangsters, d’indics… Et une chasseuse de primes au physique avantageux et à la baston facile, le tout baignant dans une ambiance de filles peu vêtues et faciles, pour ceux qui ont le billet vert généreux. Justement, c’est le cas de Dino qui est un comptable qui a su vendre quelques informations, ce qui n’est pas nécessairement du goût de tout le monde. Notre belle Diane chasseresse se voit confier la mission d’appréhender Dany de Vito… Pardon ! Dino ! il ne s’est pas présenté à un contrôle judiciaire. C’est le comptable par qui les infos permettant le braquage ont fuité. Dino qui va se rendre à Las Vegas, chargé de mission par un gangster russe, Arnold Schwarzen… Heu… Monsieur Oulianov ! Sa mission ? Une chose toute simple : remettre, sans y jeter un œil, une mallette à l’occupant de la chambre 652 du Caesars Palace. Simple comme bonjour, non ? Au cas où il faillirait à sa mission, il recevrait la visite des lieutenants du caïd russe, Igor et Grishka, accompagnés du petit Joseph, genre petit musculeux dans les deux mètres de haut et qui, en des temps différents, menait des interrogatoires pour le KGB.
Notre belle héroïne, elle, elle aimerait bien récupérer la garde de sa fille. Elle a besoin de temps pour effectuer du rangement chez elle en vue de la visite de l’assistante sociale. Visite qui déterminera si Chaz pourra récupérer sa gamine. Son boss doublant la prime pour la capture de Dino, elle se sent obligée d’accepter de filer à Las Vegas.
Eightball est un polar survitaminé qui en fait de trop jusqu'à l'excès. Il y a pourtant une particularité à cette bd dite interactive. En effet, à la fin du premier tome, les lecteurs étaient appelés à voter pour l'une des 4 suites envisageables. Qui a volé le magot caché dans le coffre de la voiture dans ce parking miteux de Las Vegas ?
Le second tome a été entièrement conçu par la réponse majoritaire des lecteurs. Oui, c'est une bd où le lecteur est roi et où il a le droit de donner la suite qu'il souhaite. Elle n'est pas belle la vie ? Cela donne Eightball dans le plus pur style des séries américaines du style Hollywood night.
On trouve d'ailleurs des personnages ressemblant à des personnalités existantes. Ainsi Dino Laurenti est le parfait sosie de Dany de Vito. On croisera Schwartzy ou Vin Diesel. Plus inattendu, on va même rencontrer Igor et Grichka dans le rôle de tueurs à la solde de la mafia russe. Bon, les frères jumeaux ne feront pas long feu. Bref, on s'amuse dans cette débauche de clins d'oeil. Loser et Winner seront au rendez-vous.