Basketful of Heads
Une BD de
Hill, Joe
et
Leomacs
chez Urban Comics
(DC Black Label)
- 2021
Hill, Joe
(Scénario)
Leomacs
(Dessin)
Stewart, Dave
(Couleurs)
Cromatik Ltée
(Lettrage)
Murakami, Reiko
(Couverture)
Petit, Arnold
(Traduction)
Gardeil, Camille
(Traduction)
04/2021 (02 avril 2021) 149 pages 9791026821168 Format comics 421026
June Branch mène une vie des plus tranquilles... jusqu'au jour où quatre criminels parviennent à s'évader de prison et enlever son petit ami, Liam. Pour leur échapper, June n'a d'autre choix que de se munir d'une arme étrange... une hache viking du VIIIe siècle ! Mais celle-ci est dotée de propriétés bien singulières : à même de décapiter un homme, elle laisse cependant les têtes fendues... conscientes ! Pour sauver Liam, June n'a plus qu'une seule solution : garder la tête (ou plutôt tout un panier de têtes) froide...
Très bon ouvrage.
A lire absolument !
Très bon scénariste et dessinateur que je ne connaissais d'ailleurs pas.
Cela m'a donné envie de lire "Locke & Key" une autre série écrite par Joe Hill.
Un thriller horrifique énergique et décomplexé. Si c'est dans vos cordes il ne faut pas hésiter à découvrir ce petit chaperon rouge moderne : "Mais qu'y a-t-il dans ce panier jeune fille ?". Si vous avez une âme de viking ça fonctionne aussi:)
Ce comics de Joe Hill est une sorte de parodie au cinéma d'horreur des années 80 où quand un personnage tranchait une tête avec une hache, eh ben, la tête était encore vivante et se mettait à jacasser. Oui, il m'a fallu une bonne dose d'acceptation afin d'entrer véritablement dans ce récit horrifique où une jeune femme enquête sur des événements plutôt tragiques.
Il y a un humour assez corrosif ainsi qu'une exagération qui rend ce récit moins sanglant. Il est d'ailleurs question d'une hache nordique d'origine viking qui donne la vie au lieu de la mort. C'est le petit frisson de l'étrange et du surnaturel qui vient s'inviter dans cette histoire.
Un mot sur le dessin de Léomacs pour dire qu'il est vraiment au service de ce récit en étant coloré et énergique. Il a réussi à éviter le grotesque. Les décors évoqueront les films « Massacre à la tronçonneuse » ou encore « Souviens-toi l'été dernier » pour la veste jaune de l'héroïne June. Bref, du macabre.
Une lecture qui devra se placer sous l'égide du déjanté mais qui procure néanmoins le divertissement attendu avec un final plutôt réussi. Ce n'est pas à mettre entre toutes les mains, je le crains fort. Le ou la ménagère de moins de 50 ans fan de Titeuf devront faire l'impasse. A vrai dire, ceux de plus de 50 ans peuvent également risquer la crise cardiaque. Je n'arrive pas à trancher avec ma hâche...