Résumé de la série : Maggie Chascarillo est une jeune Californienne d'origine mexicaine rôdant dans la scène rock du début des années 1980, au moment où l'explosion punk vient de lancer son assaut virulent et primitif contre les tours d'ivoire des dinosaures du rock. Adolescente, Maggie se trouve attirée par l'anarchie, l'énergie et l'idéalisme de la scène punk hardcore. Elle y rencontre Hopey Glass, une punkette téméraire et insolente. Hopey est une présence turbulente mais constante dans la vie de Maggie, combinant paradoxalement des convictions morales en béton armé et un tempérament irascible. L'amitié qui les lie est volcanique mais indéfectible.
Il faut avouer que la lecture de "Locas" désoriente d'abord : multiplicité des personnages, succession d'aventures ou de chroniques à la longueur et au rythme disparates, oscillation permanente entre la réalité de la jeunesse latino de Los Angeles, et un univers vaguement futuriste paradoxalement traité avec autant de réalisme... Jaime Hernandez frappe fort, et l'on comprend peu à peu pourquoi ces excitantes "Locas" sont aujourd'hui considérées comme un modèle du genre, voire l'exemple ultime de ce que la BD peut faire lorsqu'elle s'attèle à nous parler de nous, de nos désirs (même bisexuels, comme ici...) et de notre résistance à un monde absurde et pourtant enivrant. Au bout des 350 pages, Hope et Maggie sont devenues nos sœurs, nos amies, nos amantes. Vivement le deuxième tome...
Il faut avouer que la lecture de "Locas" désoriente d'abord : multiplicité des personnages, succession d'aventures ou de chroniques à la longueur et au rythme disparates, oscillation permanente entre la réalité de la jeunesse latino de Los Angeles, et un univers vaguement futuriste paradoxalement traité avec autant de réalisme... Jaime Hernandez frappe fort, et l'on comprend peu à peu pourquoi ces excitantes "Locas" sont aujourd'hui considérées comme un modèle du genre, voire l'exemple ultime de ce que la BD peut faire lorsqu'elle s'attèle à nous parler de nous, de nos désirs (même bisexuels, comme ici...) et de notre résistance à un monde absurde et pourtant enivrant. Au bout des 350 pages, Hope et Maggie sont devenues nos sœurs, nos amies, nos amantes. Vivement le deuxième tome...